RUBRIQUE LITTERAIRE

 

Régine Franceschi Guillon

Emission Radio DeLacoulisse - Rubrique Au Fil des Pages - Les Cendres d'Angéla - Franck Mc Court.

Rubrique Au Fil des Pages. Gérald Delarte et Régine Franceschi Guillon. LES CENDRES D’ANGELA FRANK MC COURT Editeurs : Belfond / J’ai Lu L’histoire débute en 1934. Frankie a quatre ans. Né à Brooklyn, il vit avec sa famille à Limerick en Irlande, pays d’origine de ses parents, depuis l’échec de leur rêve américain. Le père boit ses rares salaires dans les pubs, rentre la nuit, réveille les enfants, les oblige à entonner des chants patriotiques à la gloire de l’Irlande. Angéla, la mère, compense le deuil d’enfants par de nouvelles grossesses. Fataliste, elle mendie pour atténuer la faim des enfants. Frankie est l’aîné de la fratrie, il s’occupe de ses frères et pallie divers manquements de ses père et mère. La vie, ou plutôt la survie, se déroule avec en toile de fond : le chômage, la misère, l’humiliation, la faim, le froid et, citons l’auteur : « tout ça trempés comme des soupes ... la pluie imprégnant la ville, créant une cacophonie de toux sèches, de râles bronchiques, de sifflements asthmatiques, de quintes caverneuses ». Cet énoncé pourrait laisser penser que la lecture des « Cendres d’Angéla » est très éprouvante, à la limite du supportable. Ce n’est pourtant pas le cas. On se surprend même à sourire souvent, et rire parfois, tant les situations et les anecdotes les plus dramatiques sont ponctuées de dialogues et réparties cocasses. Humour salvateur, certes. Du baume au cœur pour le lecteur, un exutoire sans doute pour Frankie, le narrateur. Le narrateur, justement, évoquons-le. La magie et la puissance de ce livre proviennent, à notre sens, du choix du narrateur. Il s’agit de l’auteur Frank Mc Court, certes, mais il s’agit surtout de Frankie qui observe le monde des adultes et l’interprète – sans jugement aucun – avec son regard d’enfant. L’écriture est d’une densité et d’une richesse exceptionnelles, faussement brouillon, et sert l’ambiance de manière magistrale : Les dialogues surgissent au milieu des phrases, s’enchaînent, se bousculent et n’en sont que plus vivants, plus vrais ! Les phrases sont longues, peu ponctuées ou alors par des onomatopées, cette multitude de petits bruits fait rire quand la description qu’elle suggère … aurait fait pleurer. Frank Mac Court ne publia « Les cendres d’Angéla » qu’à la soixantaine, à la fin de sa carrière d’enseignant. A dix neuf ans il s’était installé à Manhattan, avait suivi des cours du soir, exercé divers métiers, et enseigné l’anglais à partir de 1959. Le roman « Les cendres d’Angéla » obtint le prix Pulitzer en 1997, fut adapté au cinéma par Alan Parker en 2000. Les Cendres d’Angéla ont été saluées comme un véritable phénomène littéraire, précisent les éditions Belfond.

Par : Régine Franceschi Guillon

 

Accueil - Cacarinette en Provence, Littérature Jeunesse. Bienvenue sur le site de Cacarinette !

www.cacarinetteenprovence.f

Salut, c'est Cacarinette ! J'ai douze ans et je vis en Provence. Je suis espiègle, rebelle et surtout très étourdie !

Mes parents s'en désolent mais les copains adorent !

Rejoins ma bande de copains !

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ROBERT ESCANDE



Dr Robert Escande
4 route de Vassincourt
55800 Neuville sur Ornain
Tel 06.84.10.04.27
robertescande@wanadoo.fr




Meusien d’adoption, j’ai été médecin dans un désert médical rural une vingtaine d’années,

et j’ai tenu à la fin de mon activité à écrire un livre témoignage.

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Meuse : Un médecin dans un petit village de campagne, broyé par l’administration...

                                                    C’est le récit d’un ancien docteur ardéchois installé désormais à Neuville-sur-Ornain.

                                                                                                           Témoignage :


L’histoire de Robert Escande se déroule en Ardèche, mais elle pourrait tout aussi bien se passer dans la Meuse. 
Dans ces petits villages parfois loin de tout pour qui le médecin est synonyme de survie, au sens propre et figuré. Installé à Neuville-sur-Ornain depuis deux ans, il raconte dans un roman, « Médecin, quand reviendras-tu ? »,  sa vie de toubib de campagne dans la vallée de Saint-Etienne en Montagne. Ses 4.000 patients par an, ses 10.000 actes annuels et « une incohérence totale entre le discours des pouvoirs publics et la réalité du terrain ». « J’étais médecin propharmacien dans un petit village de 550 habitants, à une heure de route en été de l’hôpital le plus proche, quasiment inaccessible en hiver. Lorsque je me déplaçais pour une urgence, j’apportais avec moi les médicaments, ce qui était tout à fait légal », explique Robert Escande. Infarctus de stress : « On m’a posé neuf stents, un record en France en une seule intervention » Jusqu’à ce que le fisc veuille le faire payer trois fois : sur ses revenus de médecin, sur ses  revenus de pharmacien et sur ses revenus de… vétérinaire. « Mais je n’ai aucune activité de vétérinaire. C’est juste parce que les vétérinaires sont aussi propharmacien. C’est une façon de me taxer, pour me dégoûter du métier. Si j’avais payé, j’aurais travaillé sans faire aucun bénéfice. » De ses ennuis avec l’administration, à la jalousie des médecins du secteur et à la curiosité de certains habitants du village qui trouvent que le « toubib » mène grand train (« Ils ont tiqué quand j’ai acheté un 4x4 Humer, mais c’est le seul véhicule qui permet d’accéder aux coins les plus reculés en hiver ») sa vie est devenue un enfer. Pour autant, Robert Escande, médecin commandant des pompiers, diplômé en urgence et réanimation, n’a jamais voulu lâcher ses patients. « J’avais un certain train de vie, mais je travaillais sans compter, disponible 24h/24, 330 jours par an. » Plainte au conseil de l’ordre, procès et Conseil d’Etat, le docteur est relaxé partout. Mais garde quand même un goût amer dans la bouche, la vague sensation que l’Administration veut le broyer, lui et ses quelque 400 confrères médecin propharmacien qui subissent le même sort. « C’est complètement ridicule. Ça ne sert à rien que j’aille voir des patients au beau milieu de la nuit, que je leur fasse une ordonnance et que je les laisse se débrouiller pour aller à la pharmacie, 20 km plus loin, quand ils sont âgés ou très malades. » Lors d’un séjour en Meuse, Robert Escande se sent mal. « Une forte douleur dans la poitrine. J’ai tout de suite su ce que c’était ». A l’hôpital de Bar-le-Duc, le chef de service des urgences l’envoie à Nancy, tout de suite. Le diagnostic tombe : infarctus de stress, à 47 ans. Une situation impossible à gérer a failli avoir raison de lui. « On m’a posé neuf stents (des petits ressorts qui écartent les artères pour laisser passer le sang, NDLA), un record en France en une seule intervention. » En invalidité, Robert Escande ne retravaillera plus jamais. Il a écrit ce livre pour témoigner. « Je ne suis pas un donneur de leçons et je sais bien que ça ne changera pas les choses. Je rapportais de l’argent à la collectivité. Ils ont fait cesser tout ça en tentant d’en gagner plus. » Le village de Saint-Etienne en Montagne a installé une maison de santé dans laquelle un médecin consulte une demi-journée par semaine, sur rendez-vous. Les médecins alentours, selon Robert Escande, ne veulent pas se déplacer. « Ils préféreraient que les patients viennent à eux. » Au final, ce sont les urgences du coin qui voit leur affluence augmenter. Selon la formule consacrée, toute ressemblance avec une situation réelle en Meuse ne serait que fortuite ou une pure coïncidence…


Marion JACOB

Le livre « Médecin quand reviendras-tu ? » est distribué par Daudin et édité aux « Editions Baudelaire ». ISBN 978-2-355508-778-3

http://www.les-agents-litteraires.fr/medecin-quand-reviendras-tu-de-robert-escande

robertescande@wanadoo.fr


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Commentaires (6)

1. ALAIN MURNIVAL 28/05/2011

INTERESSE POUR LE LIVRE CACARINETTE POUR MA FILLE ET BRAVO REGINE POUR VOTRE TALENT ARTISTIQUE AMITIES ALAIN

2. Régine Franceschi Guillon (site web) 30/05/2011

Merci Alain pour votre gentil message. Je suis encore plus étourdie que ma Cacarinette puisque je ne le découvre qu'aujourd'hui ! Je n'ai pas d'autre moyen que vous demander de me contacter pour avoir le plaisir que Cacarinette soit lue par votre fille. Bien amicalement à vous, Régine.

3. ALAIN MURNIVAL 13/07/2011

Pas de problèmes je vous contacte sur votre lien, je viens de voir votre message UN PEU EN RETARD, veuillez m'excuser, amitiés

4. Nadia Le Van 24/02/2012

Félicitations et bienvenue pour notre cher Médecin Robert, sincères amitiés artistiques !

5. MAITE LORIAUL 27/05/2012

MERCI ENCORE POUR CE FAMEUX SITE ET COMPLIMENTS A ROBERT ESCANDE POUR SON LIVRE MERVEILLEUX JE PENSE UN JOUR POUVOIR LUI EN PARLER A VIVE VOIX CELA SERAIT UN HONNEUR POUR MOI .... Bonne continuation, amitiés littéraires .....

6. google seo (site web) 04/09/2012

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2012

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